1 - LES GLACES ARCTIQUES

L'épaisseur de la banquise dans l'océan glacial Arctique a considérablement diminué entre 2004 et 2008, selon une étude réalisée par des chercheurs de la Nasa publiée par le Journal of Geophysical Research-Oceans

La fonte des glaces arctiques est scientifiquement prouvée depuis des années. Mais les données recueillies au moyen de satellites de la Nasa mesurent l'évolution des glaces dites permanentes, qui ne fondent pas durant l'été arctique. 

Images de la banquise Arctique en septembre 1999 et mars 2000:

1999
images Nasa

 

Images de la banquise arctique en septembre 2011 et mars 2012

2011
images Nasa

http://earthobservatory.nasa.gov/Features/WorldOfChange/sea_ice.php


Evolution de la banquise arctique

Vous pouvez également utiliser google earth: pour visualiser l'état de la banquise entre 1979 et 2012:

Fichier google earth à ouvrir directement

http://nsidc.org/data/virtual_globes/

Vue de la banquise et des glaces polairesen 1980 et en 2012:


1980

 


2012

http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=77270

L'épaisseur de la glace a également diminuée:

 

Dislocation estivale et réduction annuelle de la banquise arctique

(Jolies vues sur la banquise)

Evolution de la banquise arctique jusqu'en 2100

 

2 - LES GLACES ANTARCTIQUES

 

Vues sur l'antartique

L'Antarctique est recouvert à plus de 98% par les glaces. Grâce à l'utilisation du radar et des satellites, associée aux observations de terrain, on peut connaître la topographie de l'inlandsis et l'épaisseur de la glace et suivre son évolution.

 

 

Inlandsis : la calotte glaciaire

L'épaisseur moyenne de l'Inlandsis est de 1.300 m en Antarctique de l'Ouest et de 2.200 m à l'est. Son épaisseur maximale approche les 5.000 m. Sa base est alors à plus de 2.500 m sous le niveau de la mer. Il est alimenté par les chutes de neige qui sont plus importantes sur les régions côtières. Les précipitations à l'intérieur du continent sont inférieures de moitié à celles reçues par les déserts les plus chauds. Années après années, la neige s'accumule et se transforme en glace compacte. Sous l'effet de cette surcharge et de la gravité, la glace s'écoule du centre de la calotte vers la périphérie du continent. Ces déplacements, très faibles au centre de l'inlandsis, quelques dizaines de centimètres par an, sont plus rapides, de l'ordre de la centaine de mètres par an, pour les grands glaciers qui, au niveau de la côte, drainent vers l'océan les glaces continentales.

Antartique en 1999 et en 2011:

 

Image Nasa

http://earthobservatory.nasa.gov/Features/WorldOfChange/sea_ice_south.php?src=eoa-ann

 

Sur ces mesures effectuées par les satellites de la mission GRACE par gravimétrie, la perte de masse des glaces antarctiques s'avère importante, en dépit du froid intense qui règne sur l'essentiel du continent. L'Antarctique perdrait, depuis 2002, quelques 100 km3 de glace par an. On ignore encore comment ces pertes vont évoluer dans les années et décennies à venir.

 

Banquise

Chaque hiver, l'océan autour de l'Antarctique gèle. L'eau de mer, du fait de sa salinité, commence à geler en surface à partir de -1,8°C. D'abord fragiles, les glaces en formation sont détruites à chaque tempête. Puis, au fur et à mesure que le froid s'intensifie, la glace de mer s'épaissit et s'étend pour former la banquise dont l'épaisseur moyenne est de 40-60 cm. Au maximum d'extension, en septembre, la surface de la banquise peut atteindre 20 millions de km², ce qui double la surface englacée de l'hémisphère sud.

 

Cartes de l'épaisseur de la banquise arctique et de la calotte glaciaire antarctique

Évolution de la banquise antarctique jusqu'en 2100 :

Le réchauffement menace la calotte polaire en antarctique:

 

3 - LES GLACIERS CONTINENTAUX

Les glaciers (d'après "La Recherche")

Ils parsèment la planète aux altitudes et latitudes élevées. Leur masse totale varie au gré du climat. Et leur fonte peut être synonyme de danger pour la population environnante. Qu'est-ce qu'un glacier ? C'est une masse de glace, formée par l'accumulation et la transformation de couches neigeuses. On parle de glacier dès lors qu'elle persiste au moins durant une vie humaine. Cette masse peut occuper une vallée de haute montagne (les glaciers de montagne des Alpes ou de l'Himalaya, par exemple), couvrir des reliefs (les calottes de glace de l'Arctique canadien ou du Spitzberg) ou s'étendre sur un continent entier. C'est le cas des calottes polaires ou « inlandsis » d'Antarctique et du Groenland. Les surfaces sont évidemment très différentes : quelques kilomètres carrés pour les plus petits glaciers de montagne, 1,8 million de kilomètres carrés pour le Groenland et quelque 12,4 millions de kilomètres carrés pour l'Antarctique

 

Un tillite ou till est l'équivalent des moraines glaciaires c'est-à-dire l'accumulation de débris de roches qui sont entrainés puis abandonnés par les glaciers.

Un certain nombre de glaciers continentaux poursuivent leur retrait quasi généralisé selon des dernières données du Service mondial de suivi des glaciers (World Glacier Monitoring Service - WGMS) publiées par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) le 16 mars 2008. Alors que les glaciers demeurent sans aucun doute l'un des meilleurs indicateurs des variations climatiques, des données issues de plus de 30 glaciers répartis sur 9 chaînes de montagnes indiquent qu'entre les années 2004-2005 et 2005-2006, le taux moyen de fonte des glaciers a plus que doublé.

 

Évolution de la masse des glaciers continentaux 1980-2007 exprimée en équivalent millimètres d’eau sur la totalité de leur surface. En rouge les trente glaciers de référence. © (WGMS, Zurich) :

 

 

Quelques vues parout dans le monde:

 

Le Kilimanjaro:

glacier de Chacaltaya

Le glacier de Morteratsch (Suisse), hier et aujourd'hui...

 

 

Etude dans Google Earth: (ouvrir dans Google Earth)

Evolutions de glaciers.kmz

Les glaciations quaternaires.kmz

 

 


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